Classification officielle des routes et pistes

 

 
À certains carrefours importants, on rencontre ce type de panneau renseignant sur la nature des principales routes et pistes de la région.
Ces cartes sont réunies sur le site des Ponts et Chaussées, à l'adresse www4.vegagerdin.is/thjonustukort/Grunnur.html?lang=eng.

 

Routes principales et secondaires

La route nationale, ou route n° 1, fait le tour de l'île en 1 335 km goudronnés à plus de 95 % (en 2005). Les autres routes principales ont un numéro à deux chiffres tandis que celles en ayant trois correspondent au réseau secondaire, rarement bitumé. Dans chacune des huit circonscriptions routières, toutes les routes commencent par un même chiffre, par exemple le 6 dans les fjords du nord-ouest : la route n° 60 est une route principale tandis que la n° 624 est secondaire. Qu'elles soient goudronnées ou seulement recouvertes de terre, ce sont toujours des voies assez ouvragées pour être praticables par tout type de véhicule, certaines sont toutefois en très mauvais état et d'autres sont si étroites qu'il faut empiéter sur le bas-côté pour croiser. La conduite sur les routes islandaises est déconcertante au début et demande une grande vigilance de la part du conducteur.
Il faut noter que les rivières rencontrées sur les routes de ces catégories se traversent toujours sur un pont.

La route n° 85 coupant au travers de la lande Fossheiði en direction de Vopnafjörður.
 

 

Routes de montagne ou fjallvegur

Route de montagne, traduction littérale de fjallvegur, est le nom générique donné en Islande aux voies traversant les régions montagneuses et les plateaux désertiques de l'intérieur des terres. Leur numéro est précédé d'un F (pour fjall = montagne), on emprunte par exemple la F 208 pour aller d'Eldgjá à Landmannalaugar. Elles sont « entretenues » par les Ponts et Chaussées au même titre que les routes principales et secondaires, signalées de ce fait par un panneau de couleur jaune.

Les fjallvegur ne sont souvent ouvertes que pendant les mois d'été, lorsque la neige a fondu et que le sol est suffisamment drainé pour être praticable. Il faut se renseigner soi-même sur leur état car il n'y a pas de panneau pour signaler leur fermeture ; des cartes hebdomadaires indiquant les secteurs encore interdits sont affichées dans les offices du tourisme ou les stations-services. On les trouve aussi sur internet :
www.vegagerdin.is/english/road-conditions-and-weather/condition-of-mountain-tracks/.

Du fait de leur ouverture saisonnière, elles n'ont souvent reçu qu'un aménagement minimum, c'est à dire que la plupart sont tracées à même le sol : un bulldozer s'est contenté de dégager un passage au milieu de landes ou de champs de cailloux. Par endroits, il peut arriver qu'un aménagement ait même été jugé inutile, soit du fait de la nature du terrain (par exemple sur une étendue sableuse), soit parce que le secteur est trop peu fréquenté : la route de montagne se résume alors à une simple piste bordée de piquets plantés dans le sol. À l'inverse, certains tronçons ont parfois été copieusement remblayés parce que le terrain était trop difficile (champ de lave récent, bordure de marais).
Un point important : sur les routes de montagne, la plupart des rivières se traversent à gué, sauf lorsqu'elles sont vraiment trop puissantes.

La F 905 est un bon exemple de route de montagne : bien dégagée, tracé souvent roulant mais caillouteuse par endroits. Elle se situe au sud du hameau de Möðrudalur ; la vue est prise vers le nord. Notez que « de montagne » n'est pas lié à la dénivellation, le tracé est bien plus souvent plat que formant des lacets.

Une évidence se dégage de leur description : presque toutes les routes de montagne requièrent un véhicule tout-terrain. Et si l'on n'en a pas ? Je dirais qu'en conduisant avec précaution, une voiture ordinaire peut s'engager sur certaines d'entre elles en s'attendant à ne pouvoir en parcourir l'intégralité. C'est une manière de visiter quelques lieux remarquables de l'intérieur du pays sans véhicule spécial (voir les descriptions d'itinéraires dans la partie visite guidée). Dans ce cas, il faut bien sûr rester raisonnable et ne pas tenter l'impossible, surtout devant une rivière à passer à gué, car cela peut devenir risqué : possibilité de « planter » la voiture voire de l'endommager. Ceci a d'ailleurs amené les agences de location à refuser d'assurer leurs voitures de tourisme hors du réseau routier conventionnel, avec invitation tacite à louer un 4x4... au prix fort ! Les loueurs ne sont heureusement pas législateurs et la loi n'interdit pas à un véhicule deux roues motrices de s'engager sur une fjallvegur. Les panneaux placés au départ des principales routes intérieures, prévenant des difficultés à venir, ont valeur de mise en garde et non d'interdiction ; il n'en reste pas moins qu'un tout-terrain est vivement conseillé pour s'engager sur ces voies... Vous êtes prévenus.

 

Voies sans numéro ni entretien officiel

L'usage a fini par imposer tout un ensemble de pistes et chemins parcourant les terres publiques, autorisés à la circulation bien que n'étant pas supervisés par les Ponts et Chaussées. Les plus importantes de ces voies sont indiquées par un panneau bleu (et non jaune), certaines par une simple pancarte en bois peinte à la main, les autres ne sont tout simplement pas signalées. Ce ne sont souvent que des pistes vagues, parfois non balisées, qui nécessitent presque toujours un véhicule tout-terrain. Quelques-unes ont toutefois été aménagées, à l'initiative par exemple d'un fermier des environs, de propriétaires de bungalows isolés ou encore d'une commune ou d'une association. Elles deviennent alors de véritables petits chemins de campagne avec des passages remblayés ou dégagés par un engin, certaines sont même meilleures que des routes de montagne officielles !

La piste de Vesturöræfi à l'ouest du refuge de Snæfell.
 

 

Et le hors-piste ? Le sol et la végétation sont très sensibles en Islande et les marques de passage peuvent mettre des dizaines d'années à disparaître, même sur des sols nus. Le hors-piste est à juste titre interdit dans tout le pays.

 

Autres pages en rapport :

- classification pratique des routes et pistes ;
- la conduite sur route en Islande ;
- la conduite tout-terrain ;
- carte des routes, pistes et gués indiquant leur difficulté ;

voir aussi les pages sur

- les traversées de rivières à gué ;
- les transports en Islande.

 

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