Routes de montagne ou fjallvegurRoute de montagne, traduction littérale de fjallvegur, est le nom générique donné en Islande aux voies traversant les régions montagneuses et les plateaux désertiques de l'intérieur des terres. Leur numéro est précédé d'un F (pour fjall = montagne), on emprunte par exemple la F 208 pour aller d'Eldgjá à Landmannalaugar. Elles sont « entretenues » par les Ponts et Chaussées au même titre que les routes principales et secondaires, signalées de ce fait par un panneau de couleur jaune. Les fjallvegur ne sont souvent ouvertes
que pendant les mois d'été, lorsque la neige a fondu
et que le sol est suffisamment drainé pour être praticable.
Il faut se renseigner soi-même sur leur état car il
n'y a pas de panneau pour signaler leur fermeture ; des cartes hebdomadaires
indiquant les secteurs encore interdits sont affichées dans
les offices du tourisme ou les stations-services. On les trouve
aussi sur internet : Du fait de leur ouverture saisonnière,
elles n'ont souvent reçu qu'un aménagement minimum,
c'est à dire que la plupart sont tracées à
même le sol : un bulldozer s'est contenté de dégager
un passage au milieu de landes ou de champs de cailloux. Par endroits,
il peut arriver qu'un aménagement ait même été
jugé inutile, soit du fait de la nature du terrain (par exemple
sur une étendue sableuse), soit parce que le secteur est
trop peu fréquenté : la route de montagne se résume
alors à une simple piste bordée de piquets plantés
dans le sol. À l'inverse, certains tronçons ont parfois été
copieusement remblayés parce que le terrain était
trop difficile (champ de lave récent, bordure de marais).
La F 905 est un bon exemple de route de montagne : bien dégagée, tracé souvent roulant mais caillouteuse par endroits. Elle se situe au sud du hameau de Möðrudalur ; la vue est prise vers le nord. Notez que « de montagne » n'est pas lié à la dénivellation, le tracé est bien plus souvent plat que formant des lacets. Une évidence se dégage de leur description
: presque toutes les routes de montagne requièrent un véhicule
tout-terrain. Et si l'on n'en a pas ? Je dirais qu'en conduisant
avec précaution, une voiture ordinaire peut s'engager sur
certaines d'entre elles en s'attendant à ne pouvoir
en parcourir l'intégralité. C'est une manière
de visiter quelques lieux remarquables de l'intérieur du
pays sans véhicule spécial (voir les descriptions
d'itinéraires dans la partie visite guidée).
Dans ce cas, il faut bien sûr rester raisonnable et ne pas
tenter l'impossible, surtout devant une rivière à
passer à gué, car cela peut devenir risqué
: possibilité de « planter » la voiture
voire de l'endommager. Ceci a d'ailleurs amené les agences
de location à refuser d'assurer leurs voitures de tourisme
hors du réseau routier conventionnel, avec invitation tacite
à louer un 4x4... au prix fort ! Les loueurs ne sont heureusement
pas législateurs et la loi n'interdit pas à un véhicule
deux roues motrices de s'engager sur une fjallvegur. Les
panneaux placés au départ des principales routes intérieures,
prévenant des difficultés à venir, ont valeur
de mise en garde et non d'interdiction ; il n'en reste pas moins
qu'un tout-terrain est vivement conseillé pour s'engager
sur ces voies... Vous êtes prévenus.
Voies sans numéro ni entretien officiel
Et le hors-piste ? Le sol et la végétation sont très sensibles en Islande et les marques de passage peuvent mettre des dizaines d'années à disparaître, même sur des sols nus. Le hors-piste est à juste titre interdit dans tout le pays.
Autres pages en rapport :
HAUT de la page
|
|