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Les gués « hors catégorie »
Voici quelques exemples de gués très
difficiles qui intéresseront les curieux et certains conducteurs,
qu'ils soient intrépides et blasés de la Krossá
ou de la Skyndidalsá, ou alors fâchés avec leur
voiture et décidés à s'en séparer brutalement
! Ces passages sont peu pratiqués pour la simple raison que
les personnes motivées et équipées pour les
traverser sans risque sont rares. Ne tenant pas à savoir
à partir de quelle profondeur mon véhicule rend les
armes, je précise que je n'ai franchi aucun d'entre eux.
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Le gué sur Austurkvísl
au refuge Ingólfsskáli sur la piste Eyfirðingavegur
(nord du Hofsjökull). Le panneau prévenant du
danger de cette piste est presque superflu tant la puissance
de cette première rivière à traverser
est déjà dissuasive : violence du courant, profondeur
évidente et rochers parsemant son lit nécessitent
un véhicule nettement rehaussé et avec de grands
pneumatiques.
Voici un lien vers une page montrant un
4x4 aux prises avec le courant (avec un il attentif,
on peut reconnaître des rochers de la rive opposée,
communs aux deux photos) :
www.pbase.com/image/10762015.
Pour mieux se rendre compte de la profondeur, il faut savoir
que le Toyota LC 90 de cette photo, aux suspensions modifiées,
est chaussé de pneumatiques de 38" (environ 95 cm
de diamètre) : voici une autre page où on le
voit « sur pieds » :
www.pbase.com/image/3038002.
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Le gué d'Eyjabakkafoss sur
la Jökulsá í Fljótsdal (est du mont
Snæfell). Le courant n'est pas très fort mais
la rivière est large, le fond de nature douteuse (les
environs sont riches en sable déposé par la
rivière) et, pour couronner le tout, de puissants rapides
situés 50 m en aval rendent tout sondage préalable
à pied très dangereux. Si l'on n'a pas
besoin d'aller sur l'autre rive (c'est de toute façon
un cul-de-sac), le plus sage est de rester là à
contempler le volcan Snæfell : c'est en effet de l'est
qu'il présente sa plus belle face !
voici un lien pour voir un 4x4 en train
de passer la rivière :
www.pbase.com/image/3473104.
Là encore, ce Toyota rehaussé est plus haut
qu'un modèle de série d'une bonne vingtaine
de centimètres, la profondeur de l'eau semble être
de 60 cm.
Le gué est doublé d'un câble
transbordeur.
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La vue ci-dessous montre les rapides d'Eyjabakkafoss
et la zone calme qui les précède, où se trouve
le passage à gué (on devine un mât d'attache
du câble transbordeur). On voit en arrière plan la
limite nord-est du Vatnajökull; la rivière est issue
du glacier Eyjabakkajökull dont on ne voit que le haut, à
droite des monts enneigés.

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Les gués sur la Núpsá
vers Núpsstaðaskógar (sud de l'Islande).
Un guide local permettait de les passer sans risque en bus
tout-terrain, car ils sont trop profonds pour un 4x4 de tourisme
(environ 1 m d'eau). En 1996, le niveau d'eau était
tel à un endroit que le guide avait dû installer
un canot assuré par un câble pour faire passer
les voyageurs, le bus restant sagement sur la berge !
voici une page de son site avec (mini) photo
du franchissement de la Núpsá :
www.simnet.is/nupsstadarskogur/N3.html.
En été, ce car tout-terrain assurait une liaison
quotidienne entre Núpsstaður et les gorges de la
Núpsá. On voit en fond les arêtes de Súlutindar,
d'où la vue sur le glacier Skeiðarárjökull
est vertigineuse .
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Les gués de Jökulheimar sur la Tungnaá.
À deux kilomètres du glacier se trouvent coup sur
coup deux possibilités de passer la Tungnaá naissante.
Les nombreux bras d'eau s'étalent sur deux kilomètres
de largeur, entrecoupés d'anciennes moraines, avant de se
réunir devant la montagne Gnapi. Passer tous les bras d'eau
n'est vraiment pas engageant car on devine des zones de limon gorgé
d'eau et seules de rares traces sont visibles. À quelques
kilomètres de Jökulheimar, j'ai rencontré un
jour un Islandais qui venait juste de traverser la rivière,
tout heureux d'avoir réussi ce challenge. Il m'a expliqué
avoir été surpris de la profondeur somme toute modérée
(pas plus de 50 cm), mais a mis une heure et demi pour tout franchir,
obligé de repérer en cuissardes tous les passages
afin d'éviter les endroits trop meubles. Le deuxième
gué, au pied de Gnapi, est le plus direct mais sans doute
plus profond.
Ci-dessous, vue prise depuis Jökulheimar
vers le sud : la Tungnaá est formée de la réunion
de tous ces bras d'eau. La piste qui les franchit s'élève
ensuite sur les monts Tungnaárfjöll que l'on voit au
fond, puis reste sur leurs hauteurs tout en longeant de loin en
loin le lac Langisjór. Lorsqu'on la voit au niveau
de sa jonction avec la F 235 (au bout sud du lac), c'est une piste
bien vague et non fléchée. Le glacier Tungnaárjökull
se trouve hors champ sur la gauche.

Le gué de Hófsvað sur la Tungnaá.
À plus de soixante kilomètres en aval du précédent,
ce passage a été découvert le 27 août
1950 et utilisé comme raccourci pour se rendre aux lacs
de pêche (Veiðivötn). Il n'a jamais eu beaucoup
d'adeptes... Voici une page de photographies d'une traversée
en octobre, une époque où il n'y a pas trop d'eau
: album.peturs.net/AndresOgGunnar_Hofsvad?page=2).
Pour les plus curieux, voici les plans du gué (mais n'y allez
pas pour autant !) :
- un dessin de 1958 : www.ismennt.is/not/gop/myndir/SigurjonRist/hofsvad.htm
;
- trois photos commentées du passage : www.simnet.is/gop/g_vinir/ferdir/AndresMagnussonVidHofsvad2002.htm.
Le gué disparu de Tangavað sur la
Tungnaá. Aujourd'hui effacé par le lac de barrage
Sultartangalón, ce passage a été utilisé
dans les années cinquante pour reconnaître les sites
des projets hydroélectriques de la région, avant la
construction du pont de Sigalda en 1967. Dans le hall du motel de
Hrauneyjar, situé à l'est du barrage, on peut voir
une photo d'un vieux Dodge tout-terrain franchissant la rivière
: impressionnant... À cet endroit, la Tungnaá s'étalait
sur un champ de lave qui, tout en étant sans doute cahoteux,
avait au moins l'avantage d'offrir une assise solide !
Les rivières glacées de l'arrière
saison. Munis de 4x4 améliorés, des Islandais
n'hésitent pas à s'aventurer dans l'intérieur
des terres lorsque la neige recouvre le paysage (c'est autorisé
si la couverture neigeuse est suffisante). La glace complique naturellement
la traversée des cours d'eau mais, en contrepartie, la plupart
ont un débit nettement plus faible à cette saison.
- Une traversée de la rivière s'écoulant du
glacier Gígjökull, sur la route F 249 pour Þórsmörk
: www.pbase.com/image/24515061.
- Le même gué lorsqu'il y a beaucoup de glace (la voiture
la repousse vers l'aval pour que les suivants puissent passer facilement
:
album.peturs.net/view_photo.php?set_albumName=2005Merkurferd&id=2005_0108_120440AApe_001.
- Traversée par grand froid dans la vallée de Jökulgil,
vers Landmannalaugar. Là, ce n'est pas gagné ! : www.pbase.com/bolli/image/23007294.
- La traversée d'un bras de la Þjórsá
devant Arnarfell, en novembre : www.pbase.com/bolli/image/23550469.
- Même zone, une nouvelle photo qui montre que ça ne
marche pas à tous les coups : www.pbase.com/bolli/image/23641048.
- Mais comment peut-on se mettre dans des situations pareilles ?
: www.pbase.com/bolli/image/39680653.
Autres pages sur les traversées à gué :
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