Les transports en Islande

 

Petit historique des moyens de communication


 

 

L'Islandais a conservé de son origine viking un penchant marqué pour le commerce. Sitôt établi sur cette terre nouvelle, il n'a pas manqué d'entretenir des échanges avec le continent, par obligation au départ, pour importer les produits manquants, puis pour affaire et intéressement. La Norvège, les îles Orcades et les Shetland étaient des partenaires privilégiés de la première heure. Épais tissages en laine et poissons séchés devaient figurer en bonne place parmi les marchandises exportées.

À gauche : ponton désaffecté à Eskifjörður, un village de l'est.

À l'époque médiévale, deux ports se démarquaient par leur activité : Eyrar (aujourd'hui Eyrarbakki, dans le sud-ouest), et Gásir (dans le nord, près d'Akureyri). L'essentiel de la desserte locale était assurée par une vingtaine de comptoirs régionaux reliés par cabotage. Il faut dire que l'implantation côtière de la population a largement favorisé le transport par mer.

Ci-contre à droite : ce type de bateau fut utilisé pendant plusieurs siècles le long des côtes d'Islande. Le musée de Húsavík expose cette réplique norvégienne construite en 1974.

 

 


Les premiers habitants avaient apporté avec eux des chevaux scandinaves, une race qui a été préservée en Islande par l'isolement géographique. Ce précieux allié fut de tous les voyages à travers landes, champs de neige et rivières, apprécié autant pour la sûreté de son pied que pour sa rusticité, malgré sa petite taille. Dans un pays neuf au terrain inapte au roulage de charrettes, quelle aubaine de pouvoir compter sur lui ! Quelques voies carrossables ont bien vu le jour avant l'époque automobile, reliant la campagne aux principaux ports, mais elles ne doivent pas avoir joué un grand rôle économique. Les vestiges non datés de l'une de ces premières routes subsistent dans la région du lac Mývatn, à voir sur ce lien : www.hi.is/HI/Stofn/Myvatn/veg1.htm.

Caravane postale sous la bruine. D'après une photographie, exposée au musée de Skógar, qui a servi de modèle pour un timbre émis en 1997. Il rend hommage à la poste rurale islandaise.
 

Traîneaux de transport pour l'hiver, exposés au musée de Grenjaðarstaður.

 

 

Bien qu'introduite dès 1904, l'automobile ne se devoloppa que tardivement en Islande, à partir des années vingt : on ne comptait que 170 voitures en 1920 et 1 474 en 1930. Avec elles apparurent les premiers véritables chemins carrossables. Les obstacles naturels ne manquant pas, comme les larges rivières coulant sur les sables, ce n'est qu'en 1974 que la route nationale boucla enfin le tour du pays.

 

Le chemin Kattarhryggur reliait Akureyri à l'ouest de l'Islande ; il ne devint carrossable que dans les années trente. On le voit ici dans la vallée de la Norðurá.

Croisement rendu délicat par la neige dans l'arrière pays. Les premiers chemins étaient à voie unique. D'après une photographie exposée au musée de Skógar.

De nos jours, le réseau routier islandais s'améliore d'année en année mais on est encore loin de trouver l'ensemble des voies principales asphaltées. C'est surprenant au regard du niveau de vie de la société islandaise, mais ce retard se comprend lorsqu'on pense à la faiblesse du trafic.

Voici une vue de la route n° 1 à l'est du lac Mývatn, montrant quatre stades de son évolution. La piste cavalière originelle n'est plus guère décelable que par les cairns de lave qui la balisaient (on en voit quelques-un sur la gauche), alors que le premier chemin carrossable est encore bien marqué, datant probablement du deuxième quart du xxe siècle (il part en oblique vers la gauche). On aperçoit tout à gauche la première route sur remblai, restée en usage jusqu'en 2000 avant d'être remplacée par la route goudronnée actuelle, au tracé plus régulier. Photographie prise en 2003.

 

Les transports commerciaux aujourd'hui


 

La compagnie de fret maritime Eimskip, fondée en 1914, emploie 1 200 personnes. Ses routes relient notamment l'Islande à la Scandinavie et à l'Amérique du nord.

 

Le transport routier se développe inévitablement en Islande. Les camions jaunes de Landflutningar, filiale de Samskip, sont certainement ceux que l'on rencontre le plus.
 

Plusieurs compagnies aériennes islandaises se répartissent la charge des vols internationaux et nationaux de passagers et de fret. L'avion est assez souvent utilisé pour les déplacements intérieurs et la plupart des villages possèdent un aérodrome.

Icelandair : www.icelandair.fr/
Air Iceland : www.airiceland.is/
Iceland Express : www.icelandexpress.com/


Cet avion de liaison intérieure d'Air Iceland permet de transporter 19 passagers. Manœuvrabilité et puissance rendent le DeHavilland Twin Otter bien adapté aux conditions de vol en Islande.

Les compagnies maritimes Eimskip et Samskip assurent une grande part du commerce extérieur. Un seul ferry dessert régulièrement l'Islande : voir la page sur le Norröna.


 

Le Goðafoss, sixième du nom, à quai à Tórshavn aux îles Féroé. C'est actuellement le plus plus gros porteur d'Eimskip.

 

Entrée dans le Fáskrúðsfjörður. Chaud devant !
 

 

Autres pages en rapport :

- classification officielle des routes et pistes ;
- classification pratique des routes et pistes ;
- la conduite sur route en Islande ;
- la conduite tout-terrain ;
- carte des routes, pistes et gués indiquant leur difficulté ;

- voir aussi les pages sur les traversées de rivières à gué.

 

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