Kerlingarfjöll, ascension de Fannborg et Snækollur

 

Pour rejoindre les montagnes Kerlingarfjöll, voir la page décrivant leur accès. Du refuge, une petite route pour 4×4 escalade les pentes jusqu'au pied de la chaîne principale, où se trouve un très beau site géothermique. De là, il y a plusieurs sentiers possibles pour prendre de la hauteur, mais aucun n'est balisé. Le point culminant est Snækollur (1 488 m), mais Fannborg (1 448 m) dégage déjà un magnifique panorama. La dénivelée est d'environ 450-500 m et il faut compter 2 h pour atteindre le sommet, des chaussures de randonnée ainsi qu'un bon coupe-vent sont indispensables.

 

Crête ouest

Bien que très pierreuse, cette première solution a l'avantage de ne pas traverser de long névé (en été). On peut la débuter depuis l'embranchement vers le chemin des solfatares, peu avant le terminus de la route issue du refuge. Il faut commencer par aller sur le versant ouest de Fannborg, en traversant quelques ravinements comblés de neige, pour atteindre la crête ouest, où un sentier peu marqué a fini par se former dans des pierres plates orangées. La montée n'est pas difficile mais assez fatigante par mauvais vent.

On arrive au sommet nord de Fannborg, tout plat, d'où la vue sur le glacier Langjökull et le lac Hvítárvatn est un peu occultée par Mænir (1 352 m). Vers le nord, le glacier Hofsjökull est magnifique, descendant vers le plateau désertique de Kjölur, tandis qu'en contrebas se trouve la cabane de l'ancienne école de ski. La crête est praticable jusqu'à Snækollur (faire quand même attention au vent).

 

Cette vue du flanc ouest de Fannborg est prise depuis le parking du site géothermique.
Une fois la crête ouest rejointe, sur la droite, un sentier mène au sommet.

 

Panorama depuis la crête descendant de Fannborg en direction de Snækollur. On aperçoit la partie ouest du glacier Hofsjökull, situé au nord, la chaîne de Snækollur au centre ainsi que les plateaux ravinés occupant le sud-est du massif. Le volcan Loðmundur, tout proche, est caché derrière Snækollur.

 

Versant nord

Une deuxième possibilité consiste à remonter le versant nord de Fannborg en partant depuis l'ancienne école de ski, au terminus de la route. Une fois les moraines traversées, on atteint le bas d'une longue pente neigeuse. Si aucune trace n'est visible pour montrer le passage, il faut savoir que le plus important est de ne pas rester trop bas mais de prendre rapidement de la hauteur, cela pour être sûr de passer au-dessus de la plaque de glace vive. Il reste alors à gagner le col entre Fannborg et Snækollur, puis suivre les crêtes jusqu'aux sommets. La pente est forte mais les crampons ne sont pas indispensables par bonne neige, si du moins on a un minimum le pied montagnard. Sincèrement, je trouve ce passage nettement plus agréable que les caillasses des autres versants.

Vue de Fannborg vers le nord. C'est cette pente de neige et de glace que la voie nord remonte, des skieurs viennent parfois y faire quelques longueurs. Le plateau désertique de Kjölur est en arrière plan.
 

La petite langue de glace du Blágnípujökull, l'une des nombreuses excroissances du Hofsjökull, cède lentement du terrain en laissant derrière elle des monticules terreux qui retiennent un lac.

 

Par le versant sud de Hverahnúkur

Par le versant sud de Hverahnúkur, en partant du fond de la zone thermale, il est également possible de gravir les pentes grises jusqu'aux crêtes sommitales mais c'est plus difficile. Les pierres se déplacent au moindre appui, même peu prononcé, quoique sans s'ébouler vraiment. À la différence des pierres plates orangées rencontrées sur les pentes de Fannborg, celles-ci sont des caillasses grises calibrées sans un seul caillou coincé entre elles pour les stabiliser, ce qui fait que les pierres se dérobent très facilement lorsqu'on marche dessus : amusant au départ mais pénible à la longue ! Hverahnúkur, qui jouxte Fannborg au sud, est nettement plus escarpé que ce dernier, il en est séparé par un col neigeux où prennent naissance deux petits glaciers. Cette jonction est indispensable pour continuer jusqu'à Snækollur et c'est de loin le passage le plus délicat du parcours. Si la neige a une bonne tenue on peut passer sans équipement particulier, mais mieux vaut s'abstenir par mauvaises conditions météorologiques.

En longeant la ravine située sur la droite, on arrive au bas des pentes sud de Hverahnúkur, que l'on remonte jusqu'au sommet. La rhyolite est une lave originellement grise qui se colore d'autant mieux qu'elle est traversée par des émanations sulfureuses, comme on le voit sur cette photographie.
 

Juste sous le sommet, le sol est par endroit entièrement couvert d'éclats d'obsidienne, verre volcanique d'un noir profond et brillant au soleil.


Sur cette photographie prise du sommet de Fannborg, on voit le sommet de Hverahnúkur et le col neigeux qui les relie.
Il faut faire attention aux appuis dans la partie la plus inclinée et ne pas s'approcher trop près du rebord oriental des congères.

 

La vue depuis les sommets

Le cône orangé de Snækollur est un belvédère idéal sur le massif et sur toute l'Islande centrale. La vue porte du volcan Hekla (1 491 m) au sud-est jusqu'aux glaciers Vatnajökull (2 000 m) et Tungnafellsjökull (1 539 m) vers l'est, tandis que le Hofsjökull (1 782 m) est visible intégralement.

Vers l'est, le Vatnajökull barre l'horizon d'un bord à l'autre de l'image. De gauche à droite, on aperçoit dans les lointains : Blautukvíslarjökull et Múlajökull (langues issues de Hofsjökull), quelques pans rocheux émergeant des flancs de Bárðarbunga (2 000 m), les deux dômes sombres des volcans Nyrðri et Syðri Háganga (1 267 m et 1 281 m), Hamarinn (1 562 m) voilé par un vent de sable, et enfin Kerlingar (1 339 m), ce dernier à 66 km de distance.

 

De Snækollur, on se trouve tout près de Loðmundur (1 429 m), gros dôme délité que cernent de toutes parts ses fragments éboulés.
 

Côté sud, on domine de plus de 300 m un plateau raviné et coloré par l'activité géothermique.

 

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