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Les monts Kerlingarfjöll, accès et
généralités

Le massif tel qu'il apparaît vu du nord
depuis la route n° 35. Les volcans occupent une dizaine de kilomètres
de diamètre.
Cet ensemble montagneux du centre de l'île est un groupe de
volcans dont une douzaine dépassent l'altitude de 1 100 m,
ce qui leur vaut d'être constellés de plaques de neiges
ou de petits glaciers. Ce sont principalement des dômes de
rhyolite formés durant des éruptions sous-glaciaires
de l'ère quaternaire, culminant aujourd'hui à 1 488
m. L'endroit est réputé pour son cadre sauvage ainsi
que pour sa géothermie. Le nom de Kerlingarfjöll, qui
signifie «les montagnes de la bonne femme », provient
d'un piton de lave d'une vingtaine de mètres de hauteur se
dressant bien en évidence depuis les flancs d'une des montagnes,
visible du sud du massif. En Islande, ces formations anthropomorphes
sont souvent à l'origine de légendes qui leur attribuent
une vie passée : ce seraient des trolls, êtres fantastiques
vivant sous terre et transformés en pierre pour s'être
exposés aux rayons du soleil... L'accès au piton Kerling
est décrit dans la page sur Miklumýrar.
Venir à Kerlingarfjöll par la route
F 347
Pour rejoindre Kerlingarfjöll, le plus simple
est de suivre la route n° 35 depuis le sud, praticable par tout
véhicule, puis de prendre la petite route de montagne F 347,
entre le lac Hvítárvatn et le plateau de Kjölur.
Evoluant dans des étendues pierreuses, elle atteint assez
vite le ruisseau Fossrófulækur, passe non loin d'un
terrain d'atterrissage de campagne puis rejoint la rivière
glaciaire Jökulkvísl au niveau de la cascade Gýgjarfoss.
Cette dernière n'est pas exceptionnelle mais qui mérite
tout de même un arrêt.

Les eaux grises de Jökulkvísl à
Gýgjarfoss, à ras de la F 347 . L'affluent Blákvísl,
sur la gauche, n'a plus à être traversé à
gué.
Un peu plus loin on passe un pont sur Jökulkvísl,
juste après lequel une piste part à droite vers les
plaines du sud, elle est décrite dans la page sur Miklumýrar.
On quitte la rivière Jökulkvísl puis la route
gagne quelques kilomètres plus loin le torrent Ásgarðsá
qui se franchit à sec sur des buses depuis un aménagement
récent (2003). Après une période de pluie,
sa traversée à gué était délicate
avec un véhicule non 4×4 car le courant creuse facilement
des chenaux dans les cailloutis. Le refuge d'Ásgarður
est une auberge privée entourée de bungalows et d'un
petit camping, bien protégés au débouché
d'un vallon. Cette situation, si elle garde le touriste à
l'abri du vent, lui retire aussi toute chance de profiter de la
vue sur le glacier. Quel plaisir quand même, après
une journée en montagne, de profiter du soleil en soirée,
bien au chaud derrière la baie vitrée de l'auberge
à déguster une bière fraiche ! Il y a un jacuzzi
ouvert seulement en soirée ainsi qu'une pompe à essence
au bord de la route. Site des propriétaires de l'auberge
: www.kerlingarfjoll.is/index_en.php.
La chaîne vue depuis la piste nord
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Juste en face de la pompe à essence
démarre une piste tout-terrain signalée par
un panneau, elle contourne le massif par le nord et rejoint
la vallée de la Þjórsá, quelques
dizaines de kilomètres à l'est. Je ne l'ai empruntée
qu'une fois et sur seulement 6 km pour voir comment elle était.
Si on oublie les premières longueurs dans une tourbière,
particulièrement défoncées, la piste
est pierreuse et plutôt mauvaise, la vitesse tombe régulièrement
sous les 10 km/h lorsqu'on tient à ses pneus. À
signaler aussi un petit torrent d'eau grise se ramifiant dans
des gravières, avec 20 cm de fond qu'il faut passer
1,5 km après le départ, offrant un joli premier
plan aux montagnes. De cette piste on a une vue intéressante
sur Loðmundur (1 429 m) à la silhouette conique
bien reconnaissable.
Loðmundur, Snækollur et Fannborg
s'élèvent 700 m au-dessus des environs. La face
nord reste enneigée l'été et sert tant
bien que mal de piste de ski à quelques aficionados
!
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La rivière Jökulkvísl provient
du Hofsjökull, au nord-est, qui est en partie caché
par les collines Blágnípa : la vue ne vaut pas celle
que l'on a depuis les hauteurs.
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Pointe de fréquentation sur la
piste : deux véhicules arrivent !
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La lumière rasante de début
de soirée met en évidence le travail du ruissellement.
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Montée aux vallons géothermiques
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La route principale continue en cul-de-sac
depuis le refuge jusqu'au site géothermique et au glacier
situé sur la face nord du massif. La pente et des cailloux
mal stabilisés, qui ripent facilement, font que seuls
les véhicules 4×4 peuvent vraiment arriver au
but. À pied, on peut monter aux solfatares en suivant
la route ou faire l'une des nombreuses randonnées dans
le massif, balisées pour certaines : se renseigner
au refuge. La route s'arrête au bout de 5-6 km à
l'ancienne école de ski, juste après être
passée devant le chemin du site géothermique,
situé à 500 m de là. La « station
de ski » des Kerlingarfjöll, citée
dans les guides et dépliants touristiques, n'a toujours
eu qu'un caractère anecdotique vu la faible surface
disponible, les installations ont dû fermer en 2000
à cause du manque d'enneigement estival. L'hiver, sa
situation isolée ne lui permettait pas de rivaliser
avec les pistes existant près des villes, comme autour
de Reykjavík.
La route longe par moments une gorge
aux parois tourmentées creusée par le torrent
Ásgarðsá, dont les eaux se chargent de terre
par temps de pluie.
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